À New-York aux États-Unis où il prend part à la 80 ème session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo se dit prêt à accompagner toutes les démarches sérieuses et crédibles, qui visent à reconnaître des génocides commis dans la partie orientale de son pays. Dans son intervention devant la communauté internationale, le Chef de l’État a plaidé ce lundi 22 septembre pour la cause de son pays, longtemps meurtri.
« Notre appel s’adresse à chacun des acteurs ici présents, aux États, appuyé l’établissement d’un mécanisme international robuste de vérité et de qualification juridique des crimes, assorti de capacité d’enquête, de préservation des preuves et de coopération judiciaire, aux organes des Nations unies et aux organisations régionales, conjuguer vos efforts pour garantir la protection des civils aujourd’hui, la justice pour les victimes hier et des garanties crédibles de non-répétition demain, aux institutions de justice nationales, régionales et internationales, faites prévaloir la compétence et la complémentarité afin que nulle zone grise ne subsiste pour l’impunité. Et enfin, à la société civile, aux survivants et aux chercheurs, votre travail de documentation, de mémoire et d’accompagnement est la clé qui ouvre la porte de la reconnaissance et de la réparation. Nous vous rendons hommage. Ce combat n’est dirigé contre aucune communauté. Il est mené pour l’humanité. Reconnaître un génocide, c’est protéger l’avenir en refusant l’oubli et le relativisme. C’est aussi accepter que la paix ne se décrète pas. Elle se bâtit sur la vérité et la justice dans l’esprit de la réconciliation, avec des mesures concrètes de réparation, de mémoire. et de réintégration des victimes dans la vie sociale. En ma qualité de président de la République démocratique du Congo, je prends l’engagement de soutenir toutes les démarches sérieuses et crédibles visant à la reconnaissance des génocides commis sur notre territoire, à l’établissement des responsabilités et à la garantie pour les victimes de leurs droits à la vérité, à la justice et à la réparation. »
Dans cette même ordre d’idée, le président de la RDC a fait savoir que sa main reste tendue pour le travail commun et sa détermination demeure entière. « Je forme le vœu à la suite de Genève que de nuant que s’élève une voix claire afin de ne pas oublier, ne jamais répéter, commencer à guérir. Que cette triple exigence irrigue l’action des institutions. inspire la coopération internationale et honore la mémoire de celles et ceux qui ne sont plus de ce monde et qui n’ont jamais que trop longtemps souffert de l’oubli ainsi que de l’indifférence. Je vous remercie. », a-t-il déclaré.
Cette assemblée générale était une opportunité de plus offerte au chef de l’Etat d’intensifier son plaidoyer à l’international pour la reconnaissance du GENOCOST congolais. Dans ce même cadre, il va présider ce même lundi une grande activité avec le Fond national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) aux USA.

