C’est une nouvelle mèche qui vient d’être allumée dans l’affaire de Manassé Lomboto, garde rapproché de l’opposant Prince Epenge. Selon l’opposition, ce dernier a été tué après avoir été sévèrement tabassé par des membres des Forces du progrès, une structure affiliée à l’UDPS, lors de la marche de la C64 du 15 septembre 2026.
Alors que l’opposition, en particulier Prince Epenge, persistait à affirmer que son garde du corps avait été tué par les « Forces du progrès »,une version catégoriquement rejetée par le pouvoir, le président Félix Tshisekedi est andé dans le sens des démentis de son camp. Face à la communauté congolaise vivant en Russie, précisément à Moscou, le Chef de l’État a traité Prince Epenge de « menteur », tout en affirmant à l’opinion internationale que Manassé Lomboto n’a jamais été tué, mais qu’il est plutôt décédé des suites d’une maladie.
Une sortie médiatique qui a suscité la colère dans le camp de l’opposition. Martin Fayulu a déclaré : « Que le pouvoir de Kinshasa l’entende clairement : Manassé Lomboto est mort des suites de l’agression du 15 septembre, attribuée à la milice ‘’Force du progrès’’ de l’UDPS Tshisekedi. Aucune intimidation ne fera taire la vérité ! Cessez de harceler les membres de Lamuka et de la C64. Nous exigeons une enquête indépendante et la justice pour Manassé ! », a martelé l’opposant congolais dans un post sur son compte X.
De son côté, Jean-Marc Kabund a répondu au chef de l’État qu’il a vu de ses propres yeux Manassé Lomboto participer à cette marche, affirmant l’avoir vu se faire agresser devant le siège de l’UDPS. « j’ai vu de mes propres yeux Manacé Lomboto participer à cette marche. Je l’ai aperçu quelques minutes seulement avant l’attaque à la machette dont nous avons été victimes devant le siège de l’UDPS, votre propre parti politique. Je suis disposé à apporter ce témoignage devant les instances judiciaires compétentes. La vérité ne devrait faire peur à personne, et encore moins à ceux qui prétendent gouverner au nom de l’État de droit. », a-t-il déclaré sur ses réseaux sociaux.
Jean-Claude Katende a, pour sa part, affirmé que : « Cette déclaration du Président de la République est grave. Donc tout opposant qu’on arrête le Président est courant? Donc il peut être d’accord qu’on l’interpelle ou pas !
Quand nous disons que la justice n’est pas indépendante, on nous dit que nous exagerons. La preuve est là. Les conseillers du Président vous avez des comptes à rendre à la République. Pourquoi vous laissez notre président parler comme ça ? Dieu vous voit. », a conclu le président de l’ASSADHO.
Cette affaire continue de susciter de nombreuses interrogations. Fin septembre dernier, alors que les cérémonies funéraires étaient déjà organisées, le gouvernement provincial de Kinshasa avait interdit la sortie du corps de Manassé Lomboto pour les besoins de l’enquête. Peu après, l’opposant Prince Epenge a été arrêté à l’aéroport international de N’djili et transféré à la prison de Makala, accusé de propagation de faux bruits dans ce dossier.

