Deux jours après des perquisitions menées à Bruxelles, dans le Brabant flamand et wallon dans le cadre d’une enquête pour blanchiment visant l’entourage familial du président Félix Tshisekedi, la présidence a annoncé une mesure stricte à l’encontre de la diplomatie belge. Le directeur de cabinet du chef de l’État de la RDC, Anthony Nkinzo Kamole, a interdit, « jusqu’à nouvel ordre », à l’ensemble des membres du cabinet présidentiel tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique en RDC ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
Dans une note circulaire datée du 15 octobre 2026, il précise qu’en cas de nécessité dûment justifiée, toute démarche devra être autorisée et passer exclusivement par le ministère des Affaires étrangères, conformément aux usages diplomatiques. Les directeurs de cabinet adjoints, conseillers spéciaux, coordonnateurs des services spécialisés et responsables de l’Office privé du chef de l’État sont notamment visés.
« Tout manquement exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires. La note ne donne pas les raisons de cette mesure. », prévient la note.
Bien que cette annonce intervienne après la récente enquête de la justice belge contre la famille présidentielle à Bruxelles dans une affaire de blanchiment, une source interne a affirmé que « cette mesure n’a rien à voir avec les perquisitions.

