Quelques kinois interrogés par la rédaction de tshopoinfos ce mercredi 3 janvier 2024, ce sont exprimés sur la mort de Mamadou Ndala, soldat congolais assassiné sur le champ de bataille le 2 janvier 2014. Dix ans après sa disparition, plusieurs congolais se souviennent de l’héroïsme du colonel Mamadou Ndala et gardent dans leur mémoire, l’image d’un soldat qui a sacrifié sa vie pour sa patrie.
Pour junior kamayi habitant de limete kingabwa, « Mamadou Ndala est un héros pour notre pays il a pu montrer que nous pouvons compter sur nous même et nous faire également confiance mais sauf que les gens qui étaient au sommet de l’état ne voulaient pas qu’on attaque le Rwanda ». Il a par ailleurs demandé à l’état Congolais de prendre soin de la famille de ce vaillant héros « Nous voulons que l’État congolais puisse prendre la famille du regretté en charge. »
Tandis que Chan NSAMBI habitant aussi de Limete dénonce la complicité interne et externe sur cet assassinat et salue la bravoure du feu Mamadou dans l’attaque des hors la loi « selon moi, la vive allure qu’il avait, il devait atteindre le Rwanda calmement mais comme nos autorités ne veulent pas la paix dans l’Est du Congo ; la mort a été montée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Et après, ces Collines là ne sont plus touchées.»
M. Popol communicateur de l’association des amis de Reagan bakonga, a également salué le dévouement et la détermination qu’avait Mamadou Ndala pour mettre hors d’état de nuire le M23, « cet acte de patriotisme mérite d’être reconnu et nous gardons pour lui une mémoire pieuse avec le slogan ne jamais trahir le Congo.»
Par contre Jérôme Emongo, journaliste demande à ce que le gouvernement diligente des enquêtes sur cette mort mystérieuse du feu Mamadou Ndala « Que le gouvernement actuel que je donne du crédit puisse initié une enquête qui va nous permettre de connaître les vrais assassins de ce compatriotes ».
Notons par ailleurs que le Colonel Mamadou Ndala est mort calciné dans sa jeep avec deux de ses gardes du corps des suites d’une embuscade tendue, selon les sources officielles, par les terroristes ougandais d’ADF-Nalu à 10 kilomètres de la ville de Beni, au Nord-Kivu.
Cet ancien commandant du 42e bataillon des commandos des Unités de Réaction Rapide de l’armée congolaise (FARDC) s’est rendu célèbre après une victoire éclatante de ses troupes sur les terroristes du M23 en 2013.
Didier Ilunga

