Soupçonné de corruption par le gouvernement sénégalais, après que les instances disciplinaires de la CAF ont annulé le sacre des Lions de la Teranga au profit du Maroc, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a assuré mercredi qu’aucun pays d’Afrique ne bénéficiait d’un traitement « préférentiel ». Il a également tenu à louer « l’indépendance » de son comité.
Quelques heures après avoir annoncé le retrait du trophée de la CAN sur tapis vert au Sénégal au profit du Maroc, le dirigeant sud-africain s’est expliqué dans une allocution filmée, alors que les autorités sénégalaises réclament une enquête internationale pour des « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF ».
« Aucun pays africain ne bénéficiera d’un traitement plus préférentiel, plus avantageux ou plus favorable qu’un autre. Leur indépendance (des instances disciplinaires, NDLR) se reflète dans les décisions prises par les deux instances. La commission de discipline de la CAF, une seule instance, a pris une seule décision. La commission d’appel de la CAF a adopté une position totalement différente », s’est-il d’abord félicité.
« J’ai déjà exprimé ma profonde déception face aux incidents survenus lors de la finale. Ces incidents mettent en lumière les difficultés persistantes liées à la suspicion et à la méfiance », a rappelé Motsepe.
« Il s’agit d’un problème hérité du passé. Dès ma prise de fonction, l’une des principales préoccupations était l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres et des commissaires de match. », a-t-il précisé.
Le président de la CAF a, par ailleurs, encouragé le Sénégal d’aller faire appel, comme il le souhaite. « Chacune des 54 nations africaines a le droit de faire appel et de défendre ses intérêts », a conclu le dirigeant.
Après cette décision glaçante, le gouvernement sénégalais a exprimé sa consternation suite à la décision de la CAF de déchoir la sélection de son titre de champion d’Afrique. Dans un communiqué publié ce mardi 18 Mars, les autorités du pays réclament surtout l’ouverture d’une enquête pour soupçons de corruption au sein de la Confédération africaine de football.

