Alors que Doha et Washington voient la négociation comme la seule voie pouvant résoudre le conflit opposant la République Démocratique du Congo au Rwanda, le président Félix Tshisekedi a déclaré mardi 24 septembre que le retrait des troupes Rwandaises de la RDC, la fin de leur appui aux rebelles du M23 et la restauration de l’autorité de l’État congolais dans toutes les zones occupées constituent des conditions non négociables pour une paix véritable. Une déclaration contraire à la démarche des médiateurs.
Il avait choisi la voie diplomatique plutôt que militaire pour neutraliser la puissance négative pesant sur son territoire, mais aujourd’hui il prend la décision de s’opposer à un principe obligatoire de la diplomatie. Devant la communauté internationale, notamment les médiateurs du conflit Rwando-Congolais, à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi dit que le retrait des troupes Rwandaises et de ses supplétifs du M23-AFC ne doit pas être conditionné par une négociation.
« Le retrait des troupes rwandaises, la fin de leur appui au M23 et le retour de l’autorité de l’État congolais sur toutes les zones occupées constituent des conditions non négociables pour une paix durable. Je demande aux Nations unies de veiller à la stricte application de cet accord, désormais indissociable de la mise en œuvre de la résolution sus-mentionnée. Tant que ces décisions ne seront pas exécutées, le sang des innocents continuera à couler. », a déclaré le président de la République.
En leur qualité des conciliateurs, les États-Unis et le Qatar continuent à mettre ensemble Kinshasa et Kigali dans une même table de négociation en vue de trouver un compromis qui consiste à réconcilier les cœurs et à pacifier les esprits. Avec la récente déclaration du président congolais, ce processus pourrait connaître un couac dans les prochains jours.

