Le dirigeant burundais a reçu en audience ce lundi à Bujumbura, une délégation venue de la RDC, constituée de quelques responsables des partis politiques de l’opposition et les leaders des principales confessions religieuses. Evariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine et allié fidèle de Félix Tshisekedi dans la guerre à l’est du Congo, a insisté sur l’importance d’un dialogue constructif et sur l’unité, à l’encontre de la crise politique qui règne en République démocratique du Congo, alimentée par le projet de la réforme constitutionnelle.
Dans un communiqué officiel de la présidence burundaise, publié sur les réseaux sociaux, indique que les parties prenantes ont manifesté « la volonté commune au cours de ces échanges, en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité » en République démocratique du Congo, déchirée dans la région des Kivus, par le conflit sans précédent, entre l’armée congolaise et ses alliés locaux contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Une guerre qui est loin de faire taire les armes malgré les multiples interventions diplomatiques dont l’accord de Washington.
Ces consultations réunissant ainsi autour d’une même table, des responsables politiques de l’opposition et des représentants des principales confessions religieuses congolaises dont une partie pro pouvoir, ont été convoquées afin d’échanger sur la crise politique que traverse actuellement la République démocratique du Congo, suscitée par le projet du régime en place sur la réforme constitutionnelle par la voie du référendum à deux ans de la fin du second mandat du président congolais Félix Tshisekedi.
La rencontre sur le sol Burundais entre quelques opposants congolais et les responsables religieux est intervenue après que la C64, la coalition spéciale, avait appelé à une nouvelle manifestation le 8 juillet avant que le rendez-vous soit repoussé, contre le processus de la loi référendaire dont les textes sont arrivés au dernier virage pour sa mise en vigueur.
David Ekutshu

