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Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : Washington renvoie Tshisekedi à la maison pour traiter le problème avec ses frères 

Alors que Kinshasa place toute sa confiance aux États-Unis et au Qatar pour éradiquer les groupes armés, appuyés par le Rwanda, qui endeuillent les populations congolaises durant trois décennies dans la partie orientale de la RDC, le conseiller principal américain pour l’Afrique, Massad Boulos a mis le président congolais Félix Tshisekedi devant ses responsabilités, en affirmant que la crise qui sevit dans l’Est du Congo est une affaire intercongolais. Une sortie médiatique qui déçoit le pouvoir en place.

 

 

 

Sorti à l’extérieur pour sauver son intérieur, sévèrement en danger, le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo peut rentrer au pays avec des déceptions. Alors qu’il espérait obtenir une gain de cause, lors de la 80e session ordinaire de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Chef de l’État congolais a vu l’un de ses médiateurs du conflit qui l’oppose à son voisin Rwandais, congoliser cette crise. Lors d’une rencontre avec la presse à New-York, l’émissaire du président américain pour la région des grands lacs a considéré la crise actuelle en RDC comme un conflit intercongolais. Une déclaration qui lance indirectement un appel à un dialogue interne inclusif (entre congolais). « La crise actuelle en RDC doit être considérée comme un conflit intercongolais », avait-il lâché.

Interrogé sur la perspective d’une rencontre à Washington d’un sommet à la Maison Blanche entre Félix Antoine Tshisekedi et Paul Kagame, il a démenti toute annonce officielle : « Nous n’avons jamais fait aucune annonce concernant un événement à la Maison-Blanche. Toutefois, nous avons effectivement parlé d’un éventuel événement à la Maison-Blanche, et le président Trump l’a mentionné à plusieurs reprises. Mais nous n’avons jamais annoncé de date précise. »

Cette déclaration de conseiller principal américain pour l’Afrique, Massad Boulos appuie directement la démarche de la CENCO-ECC du pacte social pour la paix, qui invite tous les congolais, notamment l’opposition armée et non armée à la même table de négociation pour chercher comment résoudre la crise sécuritaire dans l’Est. Un processus de paix interne que le régime Tshisekedi a toujours rejeté, à cause de l’inclusion des chefs rebelles.

Quel avenir pour la RDC, en proie à une insécurité grandissante, qui déstabilise son intégrité territoriale et sa souveraineté, avec une diplomatie anodine, qui commence à donner l’impression que les congolais doivent se prendre en charge ? Wait and see.

 

 

 

Felly Luyindadio