Le projet sur le changement de la Constitution continue de susciter de vives réactions et des actions sur le terrain. Alors que les églises de réveil partagent l’avis du pouvoir, l’Église catholique, quant à elle, continue de s’y opposer.
Dans une déclaration écrite, Mgr Sikulu Paluku, évêque du diocèse de Butembo-Beni à cheval sur les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu a indiqué que le président de la République, le gouvernement, les députés et les sénateurs semblent tous préoccupés par la volonté de changer la constitution, oubliant, selon lui, que cela apparaît comme un cautionnement de la division du pays que les congolais redoutent.
Selon Mgr Sikulu, à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance de notre pays, la République démocratique du Congo (RDC), chaque Congolais devrait s’interroger sur le rôle qu’il joue pour rendre ce pays plus beau qu’avant ou, au contraire, plus vilain, en lieu et place de se concentrer sur un sujet qui pourrait enfoncer le pays dans le trou.
« À ce sujet, la foi chrétienne nous enseigne que l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1, 26-27), est destiné au bonheur. Telle est la boussole qui devrait guider les choix et les décisions de chacun de nous, y compris des politiciens. Pour notre pays, ce bonheur s’appelle paix, justice, souveraineté et intégrité territoriale. À l’opposé, notre malheur se nomme massacres, injustice, corruption et tribalisme », a déclaré l’évêque du diocèse de Butembo-Beni.
Le prélat a également rappelé Lmle chef de l’État, Félix Tshisekedi qu’il ne peut pas oublier que la finalité du pouvoir, c’est d’abord le service du peuple.
Felly Luyindadio

