Suite au naufrage survenu mercredi 18 mars 2026 aux Comores, dans lequel 16 ressortissants de la RDC ont péri, le gouvernement invite la population congolaise à éviter les voyages clandestins.
Cette tragédie a consterné les autorités. Lors du 83e Conseil des ministres du vendredi 21 mars, le gouvernement a exprimé sa vive inquiétude suite au naufrage d’une embarcation transportant 46 migrants, dont 30 Congolais, parmi lesquels 16 ont péri.
À cet effet, le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, Jacquemain Shabani a été invité à sensibiliser les congolais quant au risque à s’engager dans l’aventure d’un voyage clandestin en occident.
(…) En effet, après avoir été saisi par le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale chargée du monde arabe, de la diaspora, de la francophonie et de l’intégration africaine de l’Union du Comore, elle lui a informé de la surveillance en date du 18 mars 2026 d’une tragédie en mer impliquant une embarcation transportant 46 immigrants illégaux parmi lesquels se trouvent malheureusement 30 de nos compatriotes. Aux dernières nouvelles, les enquêtes se poursuivent sur place pour tirer au clair la situation des ressortissants congolais en vue de leur apporter une assistance nécessaire. Elle a rassuré que le gouvernement reste particulièrement attentif au développement de cette situation. », a d’abord rappelé le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministres.
Patrick Muyaya a ajouté que le vice-premier ministre et le ministre de l’Intérieur a été, à travers la direction générale de migration ainsi que le ministre délégué près de ministre des Affaires étrangères en charge de la francophonie et de la diaspora congolaise, appelé à sensibiliser « nos compatriotes quant au risque à s’engager dans l’aventure d’un voyage clandestin en Occident. »
Signalons que parmi les victimes identifiées dans ce naufrage figurent notamment Régine Mansongo, trois ans, Soukaina, dix ans, originaire du Burundi, ainsi qu’Amis Vuctor Nderema, quinze ans, de nationalité congolaise. L’instabilité dans la région des Grands Lacs serait à l’origine de ces voyages clandestins à répétition.
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