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Décès de l’élève après avoir été frappé dans une école à Kimbanseke : la famille de la victime soutient que leur enfant a été tué par son enseignante ; l’établissement nie cette version

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La mort tragique de l’élève de 6e année primaire de l’E.P. Mukasa, dans le quartier Biyela (commune de Kimbanseke), continue de susciter une vive émotion. Selon la famille de la victime, l’altercation entre l’enfant et son enseignante s’est produite en classe le mardi 6 octobre dernier. Les proches affirment que l’élève s’est tout de même rendu à l’école le lendemain, mercredi 7 octobre. Ce n’est qu’à son retour à la maison, à midi, qu’il a confié à ses parents souffrir de douleurs causées par son institutrice au niveau de la poitrine. Aussitôt, ces derniers l’ont immédiatement conduit à l’hôpital.

Il s’agit de l’élève Blessing Amos Mbulo, un garçon et non une fille. Âgé de 11 ans, il était en 6e année A, à l’E.P Mukasa, une école catholique conventionnée très réputée dans le District de la Tshangu au sud-est de la capitale congolaise. La famille de l’élève Blessing Amos confirme son décès survenu au cours de la matinée du lundi 12 octobre 2026, alors qu’il se trouvait à l’hôpital. Par ailleurs, la justice a été saisie de l’affaire.

 

L’école conteste la version de la famille

Une des responsables de l’école Misani, située dans la même enceinte, a indiqué que « rien ne prouve que l’enfant est mort à la suite d’une ‘simple gifle’ reçue en classe ; seule l’autopsie déterminera si la victime était malade bien avant ». Elle a par ailleurs affirmé que la famille, l’établissement scolaire et la police sont convenus d’attendre les résultats de l’autopsie afin d’établir les circonstances exactes de ce décès et d’en tirer les conclusions nécessaires.

Cette affaire fait le tour du quartier densément peuplé et reste en revanche très sensible au sein de ce cercle scolaire, qui englobe trois écoles primaires dans une même clôture, à savoir : Misani, Mukasa et Saint-Joseph, toutes sous la coordination de l’Église catholique.

Alors que la police avait bouclé les lieux lundi, un climat inhabituel a été constaté mardi 13 octobre 2026, dans les écoles Misani et Saint-Joseph : un petit nombre d’écoliers se sont présentés pour la vacation du matin et ont été renvoyés chez eux avant l’heure de récréation (traditionnellement à 10h).

 

David Ekutshu