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Dialogue national : le contrôle présidentiel au cœur de la polémique, la marche du 15 septembre maintenue

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Le dialogue national voulu par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo reste contesté. Alors que le Chef de l’État vient d’officialiser le comité chargé de son organisation, l’opposition dénonce un processus sans consensus et maintient sa marche du 15 septembre. Le véritable point de tension se trouve désormais ailleurs : dans le caractère consensuel du Dialogue national.

 

Dans l’opposition, plusieurs voix dénoncent une organisation qui accorderait une place centrale à la présidence de la République. Le chef de l’État dispose notamment du pouvoir de désigner les membres du Comité, son coordonnateur et son adjoint, mais aussi de mettre fin à leurs fonctions.

Une implication présidentielle jugée excessive par ses détracteurs, qui y voient un risque pour l’impartialité et la représentativité du processus.

À cela s’ajoute la mobilisation annoncée par l’opposition pour ce mardi 15 septembre à Kinshasa. Le mouvement Sauvons la RDC, présidé par Joseph Kabila, parle même de « pseudo-dialogue » et appelle à poursuivre la mobilisation au nom de l’article 64 de la Constitution.

Même position du côté de Martin Fayulu, qui rejette le format retenu et confirme la marche de la C64.

À la veille de cette mobilisation, le bras de fer se poursuit donc entre le pouvoir, qui avance dans la mise en place du Dialogue national, et une opposition qui exige davantage de garanties sur son indépendance et son caractère inclusif.

Au cœur du débat : la méthode de préparation du dialogue et la place accordée à la présidence de la République. Des éléments qui pourraient peser sur la participation et la crédibilité du processus.

 

Didier ILUNGA