Le gouvernement congolais condamne avec « fermeté » le massacre de plus de 300 civils perpétré par le groupe armé du mouvement du 23 mars (M23), au cours du mois juillet dernier dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC, en pleine cessation des hostilités signée à Doha entre les deux camps auparavant en conflit, sous l’égide du Qatar.
Dans un communiqué officiel signé le 07 août 2025, Kinshasa dénonce l’un des bilans le plus « lourds », enregistré depuis la résurgence du M23, soutenu par l’armée rwandaise, qui contrôle la quasi-totalité de la région des Grands Lacs depuis février de l’année en cours. Et les autorités congolaises affirment que la majorité des victimes de ce fameux massacre sont des femmes et des enfants.
« Les informations recueillies par les services spécialisés du gouvernement, corroborées notamment par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, confirment que la majorité des victimes, dont nombreuses femmes et enfants, étaient des civils sans défense, exécutés sommairement dans leurs champs ou villages.», souligne ce communiqué des deux pages, qui rajoute également dans cette même période les cas viols, tortures, pillages, recrutements forcés des mineurs au rang du mouvement rebelle… »
Le régime de Félix Tshisekedi, dénonce aussi des crimes « odieux », malgré les démarches diplomatiques menées pour pallier la crise sécuritaire dans la région des Kivus, qui ont abouti cependant aux signatures des accords qui prévoient la paix durable. Notamment, l’accord de paix signé en juin de cette année entre la RDC et le Rwanda qui appuyé la rébellion en RDC, et la déclaration des principes signée par Kinshasa et l’AFC-M23.
Par ailleurs, le gouvernement congolais a appelé à la mise en œuvre diligente de la commission d’enquête internationale, conformément à la charte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, tout en réaffirmant son attachement au dialogue « sincère », et à la recherche d’une paix « durable » et « définitive » dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

