La gestion chaotique de l’assainissement par le gouvernement Bumba dégoûte Félix Tshisekedi. À la suite de ces récentes descentes effectuées sur certaines artères et infrastructures de Kinshasa, notamment aux alentours du Grand Marché (ZANDO), le Chef de l’État a constaté, une fois de plus, la persistance de l’insalubrité dans la ville. Cette situation préoccupante, qui affecte gravement l’image de la capitale, la santé publique, l’environnement ainsi que le cadre de vie de nos populations a poussé le président de la République à agir avec fermeté.
Face aux limites persistantes des mécanismes actuels, marqués notamment par l’insuffisance d’anticipation et de coordination, les lenteurs opérationnelles et les déficits de discipline dans l’exécution des missions, le président Félix Tshisekedi a, lors du conseil des ministres du vendredi 29 Mai, jugé indispensable d’adopter une approche plus rigoureuse, structurée et résolument opérationnelle. Celle-ci devra reposer sur les principes de discipline paramilitaire, de responsabilité collective, de culture du résultat ainsi que sur une meilleure coordination des interventions en vue de garantir une efficacité accrue dans l’action, et une réponse adaptée aux exigences du terrain.
Dans cette perspective, le Chef de l’État a décidé de mettre en place une task force pluridisciplinaire dédiée à la salubrité et à l’assainissement de la ville de Kinshasa, placée sous son autorité directe et pilotée par le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du service national, et écarte le gouverneur Daniel Bumba et son équipe avec notamment leur projet : Kinshasa ezo bonga.
Outre les experts du service national et de son cabinet, cette task force, sera composée des experts désignés par les ministères ayant en charge l’intérieur, la défense nationale, l’urbanisme et habitat, la santé publique, l’environnement, les infrastructures et travaux publics, ainsi que l’hôtel de ville de Kinshasa.
Cette task force aura notamment pour mission d’élaborer et coordonner un plan spécial et permanent de salubrité et d’assainissement de la ville de Kinshasa, le traitement et le suivi des points critiques d’insalubrité, de proposer et appliquer des mesures contraignantes des disciplines urbaines et de civisme environnemental, de coordonner les opérations des terrains avec les services compétents, de veiller à la sensibilisation des populations ainsi qu’à l’application stricte des mesures arrêtées.
Incapable d’assainir la capitale congolaise, Daniel Bumba, qui avait été interpellé par le Chef de l’État il y a quelques mois pour ce même problème, ne devrait plus pouvoir s’engager dans le secteur de l’assainissement à cause de son incurie.
Felly Luyindadio

