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Joseph Kabila répond aux sanctions américaines contre lui : « la paix ne se construira pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance »

Sanctionné par le trésor américain pour son soutien aux rebelles de l’AFC/M23, appuyés par le Rwanda, l’ex président de la RDC, Joseph Kabila Kabange est sorti du silence, quelques heures après la décision de l’administration Trump.

 

Dans un message publié par son cabinet, le Président Joseph Kabila dit avoir réservé le droit d’instruire ses conseils d’activer les voies légales appropriées afin de contester la décision prise contre lui, d’exiger les éléments vérifiables « ayant fondé cette désignation et de défendre son honneur, son parcours et sa contribution historique à la stabilité de la RDC »

Il a déclaré que faire échec à tout pouvoir qui s’exerce en violation de la Constitution étant, aux termes de l’article 64 de cette dernière, un devoir impératif pour tout citoyen.

« Le président Joseph Kabila rassure le peuple Congolais, principale victime de la gouvernance actuelle du pays, de sa détermination à œuvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature et rétablir la démocratie, l’état de droit et la cohésion nationale, conditions d’une paix véritable et durable en République Démocratique du Congo. »

À en croire l’équipe de la communication, Kabila a réaffirmé son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale de la RDC, à la paix dans son pays comme dans la région des Grands Lacs et à une solution politique inclusive à la crise congolaise. Il en appelle à ce que l’implication des Etats-Unis d’Amérique contribue effectivement à la recherche d’une solution durable aux problèmes de la RDC, qui ne sont pas que sécuritaires et ne concernent pas que l’Est du pays.

« Ils sont aussi et plus fondamentalement des problèmes de gouvernance politique et économique, avec des répercussions sur l’ensemble du territoire national. »

Ensuite, il estime que la paix ne se construira donc pas en criminalisant ceux qui appellent à la bonne gouvernance, à la responsabilité, à la justice et à la réconciliation nationale.

Déjà condamné à mort par contumace en septembre 2025 par la justice militaire pour complicité avec la rébellion de l’AFC/M23, l’ancien chef de l’État a désormais été sanctionné par le Trésor américain pour les mêmes motifs.

 

 

 

Felly Luyindadio