Le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Kinkole a condamné, ce vendredi 3 avril 2026, le Dr David Balanganayi Kayembe à deux mois de servitude pénale avec sursis, assortis d’une amende. Le médecin, qui exerçait à l’hôpital général de référence de Kinkole, a ainsi échappé à une peine d’emprisonnement ferme.
Dans un jugement rendu ce vendredi, les juges ont retenu des faits qui ont conduit à cette peine avec sursis, laquelle permet d’éviter l’incarcération immédiate à condition que le condamné respecte certaines obligations fixées par la décision judiciaire.
Selon les éléments présentés à l’audience, le dossier comportait des témoignages et des pièces médicales examinés par le tribunal avant la prononciation de la peine. L’avocat de la défense a indiqué qu’il entendait faire appel de la décision, estimant que la sanction ne tient pas suffisamment compte des circonstances atténuantes invoquées, tandis que le ministère public a salué la décision comme un équilibre entre répression et mesure éducative.
Le prononcé de la peine intervient alors que la communauté médicale et les habitants de Kinkole suivent de près l’affaire, soulevant des interrogations sur les pratiques professionnelles et la responsabilité des praticiens au sein des structures sanitaires locales. À l’hôpital général de référence de Kinkole, la direction a déclaré, dans un communiqué, qu’elle prendrait les mesures nécessaires pour renforcer les procédures internes et garantir la qualité des soins, tout en respectant la présomption d’innocence jusqu’à l’épuisement des voies de recours.
Le calendrier des recours reste à préciser : la défense dispose d’un délai légal pour interjeter appel, et les prochaines étapes du procès pourraient apporter des précisions supplémentaires sur les motifs exacts de la condamnation et les éléments de preuve retenus. Entre-temps, la sanction pécuniaire et la mesure de sursis prononcées par le tribunal constituent la réponse immédiate de la justice à des faits qui ont mobilisé l’attention locale et la presse.
Tout est parti de la publication d’une vidéo dans laquelle on voit le docteur donner des coups à une patiente en plein accouchement. Ce qui a créé un véritable tollé sur les réseaux sociaux, poussant la première dame, Denise Nyakeru, à condamner ces actes.
Lors de sa défense au tribunal, le Docteur a affirmé qu’il avait administré ces coups parce qu’il devait procéder à un moyen de coercition pour pousser la patiente à accepter les soins et qu’elle soit sauvée.
Jonathan Lukusa

