You are currently viewing Kinshasa : non-respect du SMIG, les employés et l’intersyndicale dans la rue pour exprimer leurs mécontentements

Kinshasa : non-respect du SMIG, les employés et l’intersyndicale dans la rue pour exprimer leurs mécontentements

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:ACTUALITÉ / SOCIETE

L’intersyndicale et les employés du secteur du commerce ont décrété une grève sèche ce lundi 23 mars 2026. Ils réclament la mise en application du décret signé par la Première ministre, Judith Suminwa et le ministre de l’Emploi et du Travail, fixant jusqu’à 21.500 francs congolais, le taux journalier du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) pour les travailleurs manœuvres ordinaires. Une mesure qui devait entrer en application dès la paie du mois de janvier 2026.

 

Des magasins et boutiques sont restés fermés ce lundi 23 mars à Kinshasa. Mégaphones en main et chants hostiles à l’encontre des expatriés, les travailleurs du secteur du commerce ont envahi les rues pour revendiquer l’application du décret gouvernemental fixant à 21.500 francs congolais, le taux journalier du SMIG.

Selon un agent de l’intersyndicale du secteur du commerce, ce décret, signé depuis le mois de juin, n’est toujours pas respecté par les employeurs.

« Nous ne comprenons pas pourquoi ce décret signé par la première ministre depuis le mois de juin ne pas respecter car ce SMIG prévoit 21500 fc. », a-t-il déclaré.

Christian, président de ces travailleurs a, quant à lui, dénoncé une mésentente entre le gouvernement congolais et les employés.

« Les employeurs libanais et chinois ne respectent pas le SMIG signé par les autorités. Pourquoi, font-ils le bras de fer avec l’état pour nous pénaliser ? », s’est-il interrogé.

Pour sa part, un autre responsable syndical affirme que la grève ne sera levée que lorsque les travailleurs seront reçus par les autorités compétentes, et quand le SMIG sera effectivement appliqué.

« Nous n’allons pas lever la grève jusqu’à ce que le SMIG soit respecté par nos employeurs. », a-t-il déclaré.

Il sied de rappeler que cela fait plusieurs mois que le décret signé par la Première ministre fixe à 21.500 francs congolais, le taux journalier du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les travailleurs manœuvres ordinaires. Une mesure qui n’a jamais été appliquée.

 

 

Didier ILUNGA