Le gouvernement congolais se montre plus stricte au sujet du volet économique de l’accord qu’il vient récemment de signer avec le Rwanda. Peu après la cérémonie de l’entérinement dudit accord, la ministre des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba a, au nom de la RDC, posé des conditions sine qua non pour la mise en œuvre du partenariat stratégique.
Alors que le président américain Donald Trump trouve ses intérêts économiques dans cet accord de paix arraché par la RDC et le Rwanda, Kinshasa, lui se montre trop exigeant afin de trouver son compte. Dans un point de presse tenu à Washington, la cheffe de la diplomatie congolaise a dit ouvertement que la République Démocratique du Congo ne peut pas se projeter dans une logique d’un partenariat stratégique avec des piliers économiques si elle n’a pas obtenu le retour de la paix et le retour de l’autorité de l’État dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23, appuyés par Kigali.
« Je pense qu’il est très important d’insister sur le fait que nous ne pouvons pas nous projeter, et nos partenaires américains en sont extrêmement conscients aussi, nous ne pouvons pas nous projeter dans une logique d’un partenariat stratégique avec des piliers économiques si nous n’avons pas un retour de la paix, mais aussi un retour de l’autorité de l’État. Donc je pense que ce sont des conditions sine qua non, et nous avons toujours
communiquer cela de manière très claire. Maintenant, quand vous parlez de ce qui était prévu dans le deal, je vais juste vous encourager peut-être à vous pencher sur les documents et sur les textes tels qu’ils ont été adoptés aujourd’hui. Je pense qu’il y a eu beaucoup de spéculations ces derniers mois, ces dernières semaines sur ce fameux deal. », a dit Thérèse Kayikwamba, répondant à la question d’un journaliste.
Dans le dernier plan, qui porte sur la conclusion d’accords bilatéraux des États-Unis avec chacun des deux pays sur l’exploitation de minerais stratégiques, indispensables aux industries de pointe et dont la RDC en particulier regorge, le gouvernement congolais ne veut pas être rouler.

