Le président de la République, Félix Tshisekedi a lancé au Fleuve Congo Hôtel, les travaux de la Table Ronde des bailleurs de fonds en vue du financement du deuxième recensement général de la population et de l’habitat. Dans son intervention, le chef de l’État positionne ce recensement comme un levier stratégique de transformation économique, notamment pour structurer les politiques sectorielles et renforcer le secteur agricole qui mobilise plus de 70 % de la population active.
Cette table ronde est consacrée au deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2), marquant une étape décisive dans la reconstitution d’un socle statistique national inexistant depuis plus de trois décennies. L’absence prolongée de données fiables a durablement handicapé la capacité de l’État à cibler la pauvreté, planifier ses investissements et piloter ses politiques publiques avec efficacité.
Prenant la parole, le président Félix Tshisekedi a positionné le RGPH2 comme un levier de transformation économique, soulignant son rôle structurant pour les politiques sectorielles, en particulier dans le domaine agricole qui mobilise plus de 70 % de la population active.
Notons que le projet s’appuie sur une cartographie nationale, des outils numériques et un réseau de partenaires techniques, avec pour ambition de produire des données couvrant plus de 40 % des indicateurs des Objectifs de développement durable.
La Banque mondiale mobilise 100 millions de dollars, dont 75 millions directement dédiés à ce recensement.
La Banque africaine de développement quant à elle apporte 80 millions de dollars, répartis entre les opérations de terrain et le renforcement des capacités institutionnelles, le système des Nations Unies engage 3 millions de dollars en appui initial, assurant également la coordination technique et opérationnelle.
Ainsi que le FMI accompagne pour sa part le processus dans le cadre de son programme économique global, évalué à près de 3 milliards de dollars.
Didier ILUNGA

