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Mondial 2026 : le meilleur arbitre africain est refoulé à son arrivée aux États-Unis pour des raisons inconnues

L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui devait officier durant la Coupe du monde 2026, a été refoulé à son entrée aux États-Unis, a dénoncé auprès de l’AFP un responsable somalien ce lundi 8 juin, à trois jours du coup d’envoi du Mondial.

 

Pourtant retenu parmi les 52 arbitres centraux chargés d’officier entre le 11 juin et le 19 juillet, Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre africain en 2025, n’a pas pu franchir la frontière américaine.

« Refuser l’entrée aux États-Unis et l’empêcher d’officier (…) porte préjudice non seulement à sa personne, mais sape également l’engagement du football en faveur de l’équité, du mérite et de l’esprit du fair-play. La communauté du football devrait le soutenir en cette période difficile. », a pesté Ciise Aden Abshir, haut conseiller auprès du ministère somalien de la Jeunesse et des Sports.

Plus tard dans la soirée, la FIFA a confirmé qu’elle retirait Omar Abdulkadir Artan de la liste des arbitres du Mondial.

« La Fifa confirme que l’arbitre Omar Abdulkadir Artan ne pourra ni s’entraîner ni officier lors de la Coupe du monde 2026, après s’être vu refuser l’entrée aux États-Unis », a indiqué l’instance, avant de poursuivre :

« La Fifa n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas, et a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment. Conformément aux précédentes compétitions organisées par la Fifa, c’est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire. »

Les raisons de ce refoulement ne sont pas encore connues. Omar Abdulkadir Artan (34 ans) disposait d’un visa en règle, selon Ciise Aden Abshir. La Somalie est l’un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis et figure toujours dans le viseur de Donald Trump.

Au mois de novembre dernier, le président américain l’avait qualifiée de « pays pourri » et avait fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l’expulsion.

 

 

 

Felly Luyindadio