L’état-major de la Troisième Zone de défense des FARDC a élevé la voix ce samedi face à la persistance des violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué rendu public à Kisangani, l’armée accuse la coalition RDF/AFC/M23 d’avoir lancé une série d’attaques coordonnées dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
D’après ce document, plusieurs localités ont été visées au cours de la journée du 19 septembre. À Walikale (Nord-Kivu), des assauts ont touché les villages de Chanzikiro et Nkambi, tandis que dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), c’est la localité de Sisa qui a subi une incursion. La veille, les affrontements s’étaient déjà multipliés à Ndete et Kazinga, dans le Masisi. Et le 17 septembre, des positions de l’armée congolaise avaient été ciblées à Chambombo et Katale (Kalehe), ainsi qu’à Muhondo (Masisi).
Pour les FARDC, ces événements constituent une nouvelle violation des engagements de cessez-le-feu contenus dans l’accord de Washington et la déclaration de Doha. « Les FARDC ne sauraient rester indifférentes face à ces provocations. Nous nous réservons le droit de répondre avec fermeté et détermination », a averti le porte-parole de la zone, le Major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo.
L’armée congolaise appelle par ailleurs les médiateurs américains et qataris à constater ces violations et rejette les accusations proférées par le M23, qu’elle qualifie de « campagne médiatique visant à semer la confusion ».

