Un calme précaire s’est installé depuis la soirée du dimanche 22 mars dans le village de Kanune, situé dans le groupement Ikobo, en territoire de Walikale, au Nord-Kivu, après de violents affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les combattants wazalendo.
Selon plusieurs sources locales, les combats ont éclaté tôt dans la matinée lorsque les wazalendo ont lancé une offensive contre des positions occupées par les rebelles. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures, plongeant la zone dans une forte tension sécuritaire.
À l’issue de ces affrontements, les wazalendo se sont repliés vers leurs positions initiales, laissant le contrôle de l’agglomération de Kanune aux éléments de l’AFC/M23.
Ces combats ont provoqué un mouvement de panique généralisé au sein de la population civile. Craignant pour leur sécurité, de nombreux habitants ont fui précipitamment leurs habitations pour se diriger vers Miriki, une localité située dans le territoire voisin de Lubero.
Les déplacements se sont intensifiés en fin de journée, profitant de l’accalmie observée après les affrontements. Plusieurs témoignages font état de familles ayant quitté leurs domiciles sans emporter leurs biens essentiels, accentuant leur vulnérabilité.
Jusqu’à présent, le nombre exact de personnes déplacées reste difficile à estimer.
Cette nouvelle vague de déplacements risque d’aggraver davantage la situation humanitaire dans les zones d’accueil. Celles-ci font déjà face à une pression croissante en raison de l’afflux de populations fuyant les violences persistantes dans la région.
Les besoins en assistance humanitaire, notamment en abris, nourriture et soins de santé, pourraient ainsi s’intensifier dans les prochains jours si la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Gracieux Bazege

