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Prince Epenge sur le refus de participer au gouvernement Suminwa 2 : «nous nous battons pour un pouvoir qui va changer les vies des congolais»

Alors que le président de la République, Félix Tshisekedi s’était montré très ouvert à travailler avec les opposants en les invitant de venir participer au gouvernement d’union nationale, les leaders de l’opposition ont refusé ces mains tendues. Le gouvernement Suminwa 2 est sorti depuis la nuit du jeudi 07 au vendredi 08 août 2025, sans même une figure emblématique de l’opposition. Prince Epenge, porte-parole de Lamuka a clairement expliqué le pourquoi de leur refus.

 

Accueilli chaleureusement, samedi 09 août à l’aéroport international de Ndjili, par les militants de son parti, après sa tournée européenne, le porte-parole de la coalition Lamuka et président de l’ADDCONGO, Prince Epenge n’a pas tardé à éclairer l’opinion sur le refus de sa famille politique de mettre la main à la patte du gouvernement Suminwa 2. Pour lui, l’urgence aujourd’hui c’est d’abord de pacifier le pays récupérer les territoires occupés et d’amorcer les réformes électorales.

« Notre frère avait souhaité que nous puissions rentrer dans le gouvernement, nous avons refusé. Question de savoir pourquoi nous avons refusé ? Parce que nous avons dit, l’urgence aujourd’hui c’est de pacifier le pays, l’urgence aujourd’hui c’est de libérer les territoires occupés, l’urgence aujourd’hui c’est de réconcilier les congolais, l’urgence aujourd’hui c’est d’amorcer les réformes électorales parce que nous avons à deux ans et demi de la fin du mandat de monsieur Félix Tshisekedi. Donc, pour nous, il est hors de question de différer le dialogue pour gagner le temps afin de préparer un gouvernement. Est-ce qu’il y a un congolais qui va accepter le glissement dans ce pays ? », s’est interrogé Epenge devant la foule venue l’accueillir. Cette dernière a répondu par non.

Pour lui, la seule démarche qui pourrait sortir le pays du gouffre, c’est le dialogue entre congolais. Il précise également qu’ils ne se battent pas pour avoir un pouvoir qui va leur permettre de s’enrichir, mais ils veulent un pouvoir de dignité, avec la liberté d’amorcer des réformes et de changer les vies des congolais.

« Le Congo est en train de s’enfoncer chaque jour. Le congolais meurt en silence. On mange difficilement. Dans nos poches, il n’y a que des papiers. Il n’y a pas d’emploi. Nous disons qu’il y a un cadre d’échange pour que nous puissions réfléchir, pour qu’il ait dialogue. Nous, nous ne battons pas pour avoir le pouvoir, mais nous voulons un pouvoir avec la dignité, un pouvoir avec la liberté d’amorcer des réformes et de changer les vies des congolais, pas un pouvoir pour avoir des vestes et des voitures. On n’entre pas au pouvoir par chantage, par intimidation, par menace ou pour chercher l’honneur et l’argent. Il y a des gens qui gagnent bien leurs vies en dehors du pouvoir. Qui vous a dit qu’il n’y qu’en politique qu’on peut gagner sa vie ? D’ailleurs les milliardaires, on ne le trouve pas en politique, si vous les retrouverez ce sont des voleurs. »

En conclusion, l’opposant Prince Epenge affirme que la coalition Lamuka et l’ADDCONGO sont prêts à participer à un dialogue national pour, dit-il « qu’on se dise des vérités, pour qu’on se réconcilie. Nous, nous avons gagné les élections en 2018, on nous a volé la victoire. On aurait pu prendre des armes comme Naanga, on a refusé parce qu’on aime la patrie. C’est on refuse d’aller au gouvernement, parce qu’on aime la patrie. L’amour du peuple ne s’achète pas.»

Malgré la démarche du pacte social pour la paix de la CENCO-ECC, appuyée également par les leaders de l’opposition, le régime Tshisekedi continue à exclure un dialogue, qui pourrait inclure Joseph Kabila et Corneille Naanga. Une résistance qui va à l’encontre du processus de paix des pères spirituels, incluant tous les congolais, sans exception.

 

Felly Luyindadio