Le FC Barcelone et le gouvernement de la République démocratique du Congo ont annoncé mercredi 30 juillet 2025, un partenariat stratégique de quatre ans visant à promouvoir le football, la culture du sport et la paix en RDC. Mais quel objectif principal que poursuit Kinshasa sur la scène internationale ? Un journaliste espagnol fait le décryptage.
Dans l’émission ‘Onze’ d’Esport 3, le journaliste espagnol, Xavier Aldekoa, correspondant en Afrique du journal La Vanguardia, a expliqué la réalité de l’accord de sponsoring et de collaboration de plusieurs millions de dollars entre le FC Barcelone et la République démocratique du Congo. Selon lui, ce que fait la RDC c’est répéter la stratégie du Rwanda, qui utilise, depuis des années, une stratégie de sponsoring pour se positionner sur l’échiquier international.
« Le Congo est en guerre avec le Rwanda, et cet accord de sponsoring avec Barcelone s’inscrit dans ce cadre. Depuis 2018, le Rwanda utilise cette stratégie de sponsoring pour se positionner à l’international grâce au football. Ce que fait le Congo, c’est répéter la stratégie du Rwanda. », a dit le correspondant en Afrique du journal La Vanguardia.
Xavier Aldekoa affirme également que « le Congo est en guerre avec le Rwanda, et cet accord de sponsoring avec Barcelone en fait partie. Depuis 2018, le Rwanda utilise cette stratégie de sponsoring pour positionner son pays dans le monde grâce au football. Il apparaît sur les maillots d’Arsenal, du Bayern Munich, du PSG… et, depuis cette année, de l’Atlético de Madrid . »
« Et dans ce contexte, cette rivalité, qui dure depuis plus de trente ans, a maintenant explosé. L’Ouganda est le siège du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe rebelle engagé dans une guerre directe au Congo et qui contrôle déjà certaines villes », a-t-il noté.
Au niveau national, ce contrat de sponsoring, qui permettra à la RDC de verser 44 millions au Barça dans les quatre prochaines années, continue à susciter le tollé dans le pays. Certains pensent que le gouvernement congolais est en train de jeter l’argent par les fenêtres, alors qu’il y a encore des défis majeurs à relever au niveau interne.

