Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est revenu sur les exploitations illicites des matières premières dans différentes provinces de la RDC, qui selon lui, handicapent la souveraineté économique. C’était lors de la 87e réunion du conseil des ministres du vendredi 25 Avril.
Selon le compte rendu lu par le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya, au cours de cette réunion, le Chef de l’État a dénoncé une exploitation minière anarchique et illégale sévissant dans plusieurs provinces de la RDC, notamment dans les territoires d’Aru et de Mahagi en Ituri, ainsi que dans le Bas-Uele et Maniema.
Le président Tshisekedi souligne que ces activités menées en dehors de tout cadre légal et réglementaire, constituent une atteinte directe à la souveraineté économique de la République Démocratique du Congo, compromettent la soutenabilité de l’environnement et fragilisent la cohésion sociale dans les zones concernées.
« Elle doit donc cesser immédiatement. Il a tenu à cet égard à saluer l’initiative du ministre de Mine qui a déjà mis en place une commission mixte associant les autorités provinciales l’administration minière ainsi que le force des défenses et des sécurités, en vue d’identifier les responsabilités des proposés, des mesures correctives appropriées. », a déclaré le porte-parole du gouvernement.
Afin de renforcer cette dynamique et d’assurer une réponse à la hauteur des enjeux, le président de la République a instruit le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, le vice-premier ministre, ministre de la Défense, le ministre de l’État, ministre de la Justice et garde de Sceaux, la ministre de l’Environnement de se joindre pleinement aux efforts du ministre de la Mine en vue de la mise en place d’un dispositif opérationnel et coercitif de lutte contre l’exploitation minière illicite.
Ce dispositif devra intégrer la saisie systématique des engins utilisés dans ces exploitations illégales, la traçabilité et la sécurisation des sites concernés, l’identification, la poursuite judiciaire et la sanction, sans complaisance, de tous les auteurs, co-auteurs, complices et de leurs réseaux de soutien, ainsi que la redistribution, dans un cadre légal et transparent, des équipements saisis au profit des structures canadiennes qualifiées, engagées dans une exploitation responsable et conformes aux normes environnementales et sociales.
Par ailleurs, le ministre de mine a été invité à soumettre dans les meilleurs délais des propositions concrètes visant à doter l’inspection générale des mines de moyens humains, techniques et financiers nécessaires à l’accomplissement efficace de sa mission.
Felly Luyindadio

