Condamné par contumace en septembre dernier pour son rôle de leader présumé de l’AFC/M23, l’ancien président Joseph Kabila a brisé le silence pour revenir sur les charges retenues contre lui par la justice congolaise.
Dans un entretien accordé à The New York Times publié ce lundi 30 Mars 2026, l’ancien Chef de l’État congolais a rejeté les accusations d’implication dans des mouvements rebelles, les qualifiant de « totalement infondées ». À contrario, il affirme être en sécurité à Goma, ville dirigée par les rebelles, appuyés par Kigali.
« Tenter d’associer la rébellion à Joseph Kabila relève tout simplement de la stupidité.. Il (Goma) s’agit d’un lieu placé sous haute », a-t-il répondu au micro de notre consœur Ruth Maclean, qui l’a interviewé à son domicile de Goma.
« J’ai l’impression de vivre dans une grotte depuis longtemps. Je suis devenu un homme des cavernes », a ajouté Joseph Kabila.
Il a critiqué la légitimité du pouvoir actuel sous Félix Tshisekedi, le qualifiant d’« illégitime ». Kabila a également partagé des réflexions sur sa vie personnelle, se décrivant comme vivant de manière discrète et plaisantant sur son mode de vie.
« J’aimerais voir quelqu’un me dire qui étaient les prisonniers politiques à cette époque (son mandat) », a dit Kabila en accusant le président Félix Tshisekedi de s’en prendre aux opposants.
Ensuite, Joseph affirme vivre sous la protection du M23, « parce que ce groupe contrôle la ville. »
Felly Luyindadio

