Le Sénat congolais tient ce lundi 28 septembre 2026, sa troisième séance plénière de la session ordinaire en cours, ouverte le 15 septembre dernier. Trois points sont inscrits à l’ordre du jour dont l’examen des textes portant sur la lutte contre la drépanocytose.
Dans la région africaine, 38 403 décès dus à cette maladie héréditaire ont été enregistrés en 2019, soit une augmentation de 26% par rapport à l’année 2000 selon l’OMS ; et la RDC étant le 2ème pays en Afrique après le Nigeria de par sa prévalence, contribue de manière significative à la mortalité due à cette maladie.
Avec une population estimée à ce jour, à plus de 115 millions d’habitants, la République Démocratique du Congo, compte 25 à 30% de porteurs du gène de la maladie (hétérozygotes AS) et 2 à 3% de nouveau-nés homozygotes SS, selon les Cliniques universitaires de Kinshasa ( Protocole national de prise en charge de la drépanocytose en RDC) sous tutelle du ministère de la santé publique.
Malgré les avancées significatives en matière de réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes, la situation de la drépanocytose reste très préoccupante dans notre pays avec 50 à 75 % des enfants qui meurent avant l’âge de 5 ans, et 5% des femmes enceintes drépanocytaires qui meurent au cours de la grossesse ou pendant le travail d’accouchement à cause de la mauvaise prise en charge et de son ignorance aussi bien de la population que des personnels soignants.
L’enquête menée par le Programme National de Lutte contre la Drépanocytose (PNLCD) dans la ville de Kinshasa en 2007, a relevé que 61% des personnels soignants n’étaient pas en mesure de prendre en charge correctement les malades drépanocytaires.
Par ailleurs, les sénateurs sous l’ère de Félix Tshisekedi à la tête du pays, doivent également aborder ce lundi, le débat et adopter le projet de loi sur l’autorisation de la prorogation de l’état de siège dans la partie est de la RDC, en proie des conflits armés sans précédent depuis plusieurs années.

