Alors que le ministère de l’éducation nationale a récemment annoncé une mesure interdisant l’exclusion des élèves enceintes dans toutes les institutions scolaires, qu’elles soient publiques ou privées, la Commission Épiscopale pour l’Éducation Chrétienne et Coordination Nationale des écoles Conventionnés Catholiques (CEEC/CONAT/ECCATH) s’oppose à cette décision, qui suscite déjà la polémique.
Si les écoles publiques non conventionnées sont disposées à les recevoir, catholique ne va pas tolérer leur présence. Malgré la décision du ministère de l’éducation nationale, qui a ordonné à toutes les institutions scolaires, sans exception, de ne plus exclure les élèves enceintes, la Commission Épiscopale pour l’Éducation Chrétienne et Coordination Nationale des écoles Conventionnés Catholiques a catégoriquement rejeté cette mesure. Dans une lettre d’orientation publiée ce mercredi 17 juillet, elle a rappelé que ces genres d’écolières seront automatiquement orientée vers une école privée. Une décision justifiée, selon elle, par les exigences de moralité et de discipline qui régissent les établissements places sous son autorité.
« L’Article 5 de notre Convention, en tant qu’acquis (cf. Accord Spécifique sur l’Education, Art 17) insiste sur la moralité et la discipline de l’élève en matière de mœurs. C’est que, d’une part, cette disposition de Monsieur le Secrétaire Général dont vous me faites signe, ne peut point opérer dans les Ecoles Conventionnées catholiques, en vertu des Art.1,2 et 3 dudit Accord. D’autre part, comme vous le constatez, Monsieur le Secrétaire Général est conscient que sa lettre ne concerne pas les Ecoles Conventionnées Catholiques. C’est pour cette raison qu’il n’en a pas réservé copie au Coordinateur National des Ecoles Conventionnées Catholiques qui sont, par conséquent, non concernées. Toutefois, si un cas de grossesse arrive à une élève, veuillez charitablement l’orienter vers les écoles des gestionnaires auxquels Monsieur le Secrétaire Général s’adresse et auxquels je souhaite une prestation idoine, espérant de voir ne pas advenir des cas de grossesse des filles à l’école, afin de leur garantir un maintien éthique dans le système éducatif », peut-on lire dans ce document de la CEEC/CONAT/ECCATH.
Cette décision prise par Raissa Malu, ministre de l’éducation nationale divise l’opinion au sein de la société congolaise. Certains apportent leur soutien, tandis que d’autres la qualifie « irréfléchie », car, disent-ils, une élève ne peut pas étudier en étant enceinte.


