À 24 heures de la marche annoncée pour ce mardi 22 septembre, l’UDPS poursuit sa mobilisation. Dimanche, le président intérimaire du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a rencontré l’apôtre Léopold Mutombo Kalombo, visionnaire du Ministère Amen.
Une démarche qui vise à élargir le soutien autour de cette manifestation, présentée par l’UDPS comme une marche de soutien aux institutions de la République, dans un contexte politique marqué par le débat sur le dialogue national et le référendum.
Une semaine après la mobilisation de la C64 contre tout projet de modification de la Constitution, l’UDPS investit à son tour la rue.
Officiellement, le parti présidentiel présente cette marche comme une mobilisation en soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire et au dialogue national. Mais dans le contexte politique actuel, le rendez-vous du 22 septembre intervient alors que les positions entre la majorité et l’opposition restent fortement divergentes.
La question est désormais de savoir quel message cette mobilisation portera, au-delà de la démonstration de soutien annoncée par l’UDPS.
Dans les rangs de l’opposition, certains responsables appellent au dépassement des clivages et souhaitent que cette marche ne soit pas instrumentalisée dans le débat autour de la Constitution et de la loi référendaire.
« Nous voulons que la marche de l’UDPS ne soit pas basée sur le changement de la Constitution et le soutien à la loi Ngondakoy, car, vous le savez, la population ne veut pas entendre parler de ces deux sujets », a déclaré Pedro Nvuezani, cadre du Rassemblement pour le changement du Congo.
Autre exigence avancée par certains acteurs politiques : placer cette mobilisation sous le signe de l’unité nationale, alors que le pays traverse une période politiquement sensible.
« Que cette marche puisse être placée sous le signe de l’unité nationale au lieu de diviser, en cette période où le pays traverse des moments de tensions politiques », a-t-il ajouté.
Au-delà de la participation et des éventuelles démonstrations de force, c’est donc le contenu du message politique qui sera particulièrement observé.
À Kinshasa comme dans les provinces, la journée du 22 septembre devrait être scrutée à travers l’ampleur de la mobilisation, mais aussi à travers les discours portés par les différents acteurs.
Cette nouvelle séquence politique devrait ainsi permettre d’observer les réactions suscitées par les messages défendus par l’UDPS, tout en mettant en lumière les lignes de fracture qui continuent de traverser le débat politique congolais.

