La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a formellement condamné l’enlèvement massif d’environ 300 jeunes hommes, d’après ses chiffres, à Bukavu, la capitale provinciale du Sud-kivu. Des actes qu’elle attribue aux éléments du Mouvement du 23 mars, soutenus par l’armée rwandaise.
La CNDH rappelle que de tels actes s’apparentent à des crimes graves du droit international. Et elle exige la libération sans condition de toutes les personnes victimes de cet enlèvement dans une zone sous l’administration de l’Alliance fleuve Congo (AFC), la branche du Mouvement armé du 23 mars.
« la Commission nationale des droits de l’homme a appris l’enlèvement dans la nuit du 29 au 30 septembre 2025, d’environ 300 jeunes hommes dans la ville de Bukavu. De tels enlèvements collectifs pouvant être qualifiés de crimes de guerre », a t-elle dénoncé dans son communiqué publié ce jeudi, exigeant ainsi la « cessation des pratiques contraires au droit international humanitaire ».
Par ailleurs, la Commission nationale des droits de l’homme en RDC, appelle le pouvoir de Kinshasa d’assumer leur « responsabilité constitutionnelle » de protéger la population congolaise, et les communautés internationales à mettre pression diplomatique sur les responsables des violations graves dans cette partie du pays.
Cette ville de Bukavu, qui est la deuxième grande ville de la région des Kivus dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), depuis sa conquête par la milice M23, les exactions ne cessent de se multiplier sans précédente, tout comme dans l’ensemble de l’étendue sous contrôle de l’AFC-M23, qui sont accusés également de recruter de force les jeunes hommes pour renforcer son effectif militaire.

