Frappé par de nouvelles sanctions américaines contre son armée pour son soutien aux rebelles de l’AFC/M23, qui sèment la terreur dans la partie orientale de la RDC, le gouvernement rwandais menace de retirer ses troupes qui luttent depuis juillet 2021 contre une insurrection islamiste dans une région mozambicaine abritant des réserves de gaz conséquentes, exploitées par plusieurs multinationales occidentales dont TotalEnergies, ENI et ExxonMobil.
Selon un article publié par le quotidien américain The Wall Street Journal, le Rwanda a trouvé une stratégie à la David contre Goliath pour contrer ces sanctions financières américaines. Il veut cesser de protéger cette usine située au Mozambique, où son armée combat des insurgés islamistes dans Cabo Delgado, une des provinces du pays, si son armée, désormais sous sanctions, n’est pas reconnue à sa juste valeur.
Réagissant à cette menace, le cabinet de conseil et de lobbying américain, composé exclusivement de partenaires républicains encourage Kigali de retirer ses troupes, car, dit-il, d’autres pays sont prêts à prendre le relais.
« Sans vouloir offenser personne, le président Paul Kagame peut aller se faire voir. D’autres pays africains sont prêts à prendre le relais. », a-t-il réagi.
Le 2 mars 2026, le gouvernement des États-Unis a annoncé des sanctions à l’encontre de l’armée rwandaise et de quatre hauts commandants pour leur soutien au groupe armé M23, responsable des massacres et tueries dans l’Est de la RDC. Ces sanctions ont des implications considérables pour les transactions commerciales, financières, d’armes, d’équipements et autres avec l’armée rwandaise, les Forces rwandaises de défense (Rwanda Defence Force, RDF).
Felly Luyindadio

