Alors que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23 venaient, à peine, d’annoncer que les processus de Doha et de Washington vont connaître un aboutissement heureux dans les prochains jours pour le retour d’une paix durable dans l’Est de la RDC, la situation sécuritaire continue à se détériorer dans les zones occupées par les rebelles, qui ne cesse de massacrer la population civile.
Dans la soirée du samedi 01 novembre 2025, un docteur au nom de Bahati Kaharambe Benjamin, âgé d’environ 38 ans et médecin directeur du Centre Hospitalier de Kasheke a été enlevé puis sauvagement tabassé par des éléments de l’AFC/M23, avant d’être libéré le lendemain grâce à une mobilisation populaire. Selon plusieurs sources locales, les combattants M23 ont fait irruption vers 20 heures à l’hôpital situé dans le territoire de de Kalehe, Groupement de Mbinga-Sud, Chefferie de Buhavu au Sud-Kivu et l’ont arrêté par force. Elles précisent qu’ils accusaient le médecin de soigner des combattants Wazalendo blessés ainsi que leurs proches.
Une semaine après ce drame, les nouvelles sont rassurantes. Des sources médicales ont rapporté que le docteur a été admis à l’hôpital dans un état critique après avoir reçu « beaucoup de coups ». Son état préoccupant a nécessité une prise en charge urgente. « Il avait des lésions internes car il avait été sérieusement tabassé. Nous avons tout mis en marche pour le sauver, comme nous le faisons pour tous nos patients. Nous observons son état ; les cinq jours prochains pourront déterminer son avenir », confie une source médicale qui a requis l’anonymat pour des raisons évidentes de sécurité.
Le docteur Bahati se trouve toujours sous traitement médical, et son pronostic reste engagé.
Les zones occupées par cette rébellion en coalition, appuyée par le Rwanda demeurent le théâtre des violences, malgré les appels au cessez-le-feu de la communauté internationale.

