Dans un contexte de tensions communautaires persistants entre les communautés Mbole et Lengola, la province de la Tshopo accueille, depuis ce lundi 25 août 2025, un atelier de formation des écosystèmes sur l’accompagnement judiciaire des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité. Une initiative portée par le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV).
L’objectif principal de cet atelier de trois (3) jours est de renforcer les capacités des organisations et associations locales appelées « écosystèmes » qui œuvrent en faveur des victimes, souvent incapables de porter leurs affaires devant la justice à cause de nombreuses difficultés : précarité, ignorance de leurs droits ou absence d’assistance.
À l’issue du premier jour de cet atelier, le Directeur Général du FONAREV, Gustave Masala, a pris la parole pour souligner l’importance de cet appui institutionnel. Il a insisté sur le rôle clé que joue cette institution à caractère publique dans le soutien et la réparation en faveur des survivants des atrocités liées aux conflits, en mettant en lumière les avancées légales, notamment la loi n°22/065 du 26 décembre 2022 qui encadre les actions d’aide et de réparation.
Présent à ce premier rendez-vous, le Gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongoliya Lebabonga a, dans son mot d’ouverture, exhorté les participants à s’approprier pleinement cette formation, soulignant qu’elle constitue un levier essentiel pour l’accès à la justice et à la réparation, dans une province meurtrie par des violences.
L’atelier permettra non seulement de clarifier les mécanismes juridiques existants, mais aussi de coordonner les efforts des différents acteurs afin d’assurer aux victimes une assistance de qualité, dans le respect de la dignité humaine. Une étape cruciale vers la justice réparatrice pour les victimes longtemps marginalisées.



