Le député national Paul-Gaspard Ngondakoy a déposé, depuis la semaine dernière, deux propositions de loi pour la session de mars. La première modifie et complète la loi organique n°13/026 du 15 octobre 2013, portant sur l’organisation et fonctionnement de la cour constitutionnelle, tandis que la seconde porte sur l’organisation du référendum en RDC.
S’adressant ce vendredi 27 Mars 2026 à sa base, très mobilisée à Lokutu, localité située dans le territoire de Basoko, province de la Tshopo, où il séjourne, l’élu national de Yahuma a expliqué les contenus de ces deux propositions de loi, qui, selon lui, ne vise qu’à consacrer le retour effectif du pouvoir entre les mains du peuple congolais.
« En tant que votre représentant, j’ai participé à plusieurs reprises à des débats sur plusieurs propositions de lois qui ont été votées. De mon côté, j’ai déjà déposé deux propositions de lois : La première concerne la cour constitutionnelle. La deuxième porte sur le référendum, qui est centré sur le pouvoir du peuple. Le Chef de l’État et le gouvernement devraient, avant de prendre toute mesure d’importance, consulter d’abord le peuple. Il s’agirait de lui demander : « Voulez-vous que nous fassions ceci ou pas ? » Si le peuple répond par l’affirmative, la mesure est adoptée ; dans le cas contraire, elle est abandonnée. », a d’abord expliqué Ngondakoy.
Le député national a, ensuite, éclairé sa lanterne sur sa proposition de loi portant sur le référendum :
« Il y a plusieurs sujets qu’on peut développer dans le référendum. À titre d’exemple, si nous voulions changer la capitale de la RDC pour l’installer à Kisangani, comme je le préconise dans mon combat, il faudrait engager de grandes réformes structurelles. Il faudrait consulter le peuple congolais. Ce scrutin prendrait la forme d’un référendum où les électeurs s’exprimeraient par « pour » ou par « contre » au moyen de bulletins de vote. Deuxièmement, c’est une question de terre. Nous, notre superficie est de 2.345.410 km². Si par exemple nous voulons ajouter une partie de terre conquise d’un autre pays. Pour prendre cette décision, il faudrait demander au peuple. Troisièmement, si nous voulions changer la constitution, nous devons d’abord demander au peuple, car il n’y a que lui qui a le monopole de décider. », a-t-il souligné.
Paul-Gaspard Ngondakoy a, par ailleurs, affirmé que ces propositions de loi visent à consacrer le retour effectif du pouvoir entre les mains du peuple congolais. Une démarche qui traduit le souci et la détermination de cet élu de placer la population au centre de la gouvernance.
Felly Luyindadio

