Le Front Commun pour le Congo (FCC) n’a pas tardé à réagir après la condamnation à mort de son autorité morale. Cette plateforme politique soutenant Joseph Kabila a qualifié de « tragi-comédie » cette condamnation, fruit d’une procédure illégale.
Depuis l’ouverture du procès, ils n’ont jamais cessé de dénoncer une dérive politique visant à déstabiliser leur autorité morale. Les hauts cadres du Front Commun pour le Congo disent qu’ils ne sont pas surpris d’apprendre la condamnation à perpétuité de Joseph Kabila. Dans une déclaration écrite dont une copie nous est parvenue à la rédaction, le FCC parle d’une procédure illégale de bout en bout qui vient d’être prononcée contre son leader.
« Depuis près de quatre ans, le FCC n’a cessé de dénoncer – sans être démenti par les faits, la restauration de la dictature et l’instrumentalisation croissante, tant de la justice que de la puissance publique à des fins politiques, dans notre pays. C’est donc sans surprise que le FCC a suivi, il y a peu, le dernier acte de la tragi-comédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute Cour Militaire. Chronique d’un meurtre annoncé, écrite par celui qui, se rêvant en Monarque absolue, a fait le pari de gouverner notre beau et grand pays par la terreur, comme il en a fait la démonstration à plusieurs reprises, de manière de loin plus monstrueuse, avec notamment les massacres de Kilwa, des adeptes de la secte Wazalendo à Goma et bien d’autres. Pour le FCC, la condamnation qui, au terme d’une procédure illégale de bout en bout, vient d’être prononcée contre son Autorité Morale ce jour, n’est pas seulement celle d’un homme, ancien Président de la République soit-il. C’est aussi et surtout celle de l’Etat de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues de haute lutte par notre peuple depuis bientôt deux décennies. », peut-on lire dans cette déclaration écrite.
Joseph Kabila est poursuivi de plusieurs chefs d’accusation notamment pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et pour crimes contre l’humanité, mais également pour des charges liées à son soutien à la coalition rebelle AFC/M23. Il est condamné à payer 30 milliards de dollars américains à l’État congolais.



