Les 10 pays africains ont été qualifiés pour la phase finale de la Coupe du monde en cours, un record pour le continent, mais les délégations africaines concernées ont été contraintes du protocole des pays hôtes, dont les États-Unis qui ont co-organisé cette première édition à 48 participants, sur fond de durcissement de sa politique migratoire. Constant Omari, (2e vice-président de la CAF en 2017, 1er vice-président en 2019 ), a eu des « larmes aux yeux » de difficultés qu’ont connu les pays en course et a dénoncé sans détour, l’absence de la Confédération Africaine de Football (CAF) de l’ère Patrice Motsepe.
« J’ai des larmes aux yeux, parce que les équipes africaines ne devraient pas se retrouver seules en train de se battre ! Ça devrait être à la tête de la CAF d’abord. La Confédération Africaine devrait être à la pointe de ce combat auprès de la FIFA, pour que les délégations africaines obtiennent de gain de cause. Mais il se fait que malheureusement le constat est que, la CAF est absente. D’ailleurs pour preuve, vous avez vu quand la RDC jouait contre l’Ouzbékistan, le président de la CAF est allé voir le match Portugal-Colombie... », a dénoncé Constant Omari dans une émission à Afromedia.
Il souligne qu’à leur époque à la tête de la CAF avec Ahmad, quand les équipes africaines se sont qualifiées : « nous avons donné 500 000 dollars américains à chaque équipe, comme compte part de la CAF […] Et nous avons soutenu. Deuxième élément, quand un pays organise une Coupe du monde, il y a un cahier de charge de la FIFA, là dedans est prévu un certain nombre de principes » notamment sur le plan d’octroi de visas etc « , dès qu’on vous décerne que vous remportez l’Organisation de la Coupe du monde, vous signez un contrat qui est clair et spécifique qui doit être respecté ! »
À titre exemplatif, Constant Omari ajoute qu’un certain moment le Qatar (organisateur du Mondial 2022) avait remis en cause la vente des alcools au stade, la FIFA a tapé sur la table pour rappeler que c’était dans le contrat de l’organisation. « Donc, cette fois-ci, la FIFA a démissionné complètement. »
L’ancien président intermédiaire de la CAF entre fin 2020 et début 2021 pense que normalement ces équipes ne devraient pas connaître des difficultés. « j’ai vu ce que les Sénégalais ont connu à l’aéroport. Moi, j’étais en Russie (Organisatrice en 2018), en tant que membre du comité de la FIFA, tout était nickel, on a pas eu de difficultés de visas », a-t-il déclaré.

