Poursuivi pour complicité présumée de crimes contre l’humanité, commis entre juillet 2002 et décembre 2003 dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé, dans le nord-est de la RDC, Roger Lumbala, ancien chef de guerre et figure politique congolaise, a vu son procès s’est ouvert ce mercredi 12 novembre devant la Cour d’assises de Paris (France).
Lors de cette première audience, Lumbala a sollicité la comparution de Jean-Pierre Bemba, ex chef rebelle et actuel ministre des transports en République Démocratique du Congo. En réaction à cette demande, l’opposant congolais, Seth Kikuni pense que le président de la République, Félix Tshisekedi est maintenant face à une exigence impérative. Selon lui, ce procès et cette demande constituent un test de cohérence grandeur nature pour le Chef de l’État.
« La requête introduite par Roger Lumbala, tendant à faire comparaître Jean-Pierre Bemba et Constant Ndima en qualité de témoins dans le cadre de son procès, place le Président Félix Tshisekedi devant une exigence impérative de cohérence. Cette demande intervient à un moment où le Gouvernement congolais s’est engagé activement dans une campagne internationale visant à obtenir la reconnaissance officielle du Génocost. Il convient de rappeler que les faits reprochés à Roger Lumbala ont été commis dans des territoires placés sous le contrôle du Mouvement de Libération du Congo (MLC) que dirigeait Jean Pierre Bemba.
Ce procès et cette demande constituent un test de cohérence grandeur nature pour Félix Tshisekedi. Sa crédibilité intérieure comme à l’internationale sont en jeu », a réagi l’opposant congolais sur ses réseaux sociaux.
Les faits qui lui sont reprochés datent de 2002, époque, où il dirigeait le Rassemblement congolais pour la démocratie-National (RCD-N), un groupe armé actif durant la deuxième guerre du Congo. Il est aussi accusé d’avoir facilité ou participé à des actes de torture, de meurtres, et d’exactions graves contre des civils.
Âgé de 67 ans, Roger Lumbala a été arrêté à Paris le 29 décembre 2020 et placé en détention à la prison de la Santé depuis janvier 2021.

