Le cabinet du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique est sorti de son silence pour clarifier les informations circulant sur les réseaux sociaux au sujet des agents de l’État non payés. Dans un communiqué officiel, les autorités dénoncent des propos « inexacts » et réaffirment les efforts en cours pour assainir et moderniser l’administration publique.
Selon le document, le gouvernement reconnaît l’importance du débat public autour des réformes de la Fonction publique, mais regrette que certaines affirmations relayées en ligne reposent sur des chiffres erronés et des interprétations jugées trompeuses. L’objectif affiché est donc de rétablir les faits et de garantir une information fiable afin de maintenir la confiance entre l’État, les fonctionnaires et les citoyens.
Une administration en cours d’assainissement
Le cabinet met en avant les avancées réalisées ces dernières années, notamment grâce à l’identification biométrique des agents publics. Sur environ 1,48 million d’agents recensés, plus de 785 000 ont été certifiés, dont plus de 600 000 physiquement identifiés sur l’ensemble du territoire. Ce processus constitue, selon les autorités, une base fiable pour une gestion plus rigoureuse de la masse salariale.
Toutefois, le gouvernement rappelle que ces efforts s’inscrivent dans un contexte difficile, marqué par des années de recrutements jugés irréguliers et de gestion peu orthodoxe, dont les conséquences continuent de peser sur les finances publiques.
Une mécanisation progressive des salaires
Face à la problématique des agents non payés, l’exécutif indique avoir opté pour une mécanisation progressive. Entre 2021 et le premier trimestre 2026, près de 195 000 agents ont ainsi été intégrés au système de paie. Pour le seul début de l’année 2026, environ 177 000 nouvelles unités auraient été prises en charge.
Cette politique vise, selon le communiqué, à garantir une rémunération équitable, en tenant compte de critères tels que la disponibilité des ressources, l’équilibre territorial, l’ancienneté et l’assiduité des agents.
Parallèlement, une nouvelle politique salariale est en cours de mise en œuvre pour réduire les disparités entre administrations et assurer un traitement plus juste entre agents de même niveau.
Des réformes structurelles en profondeur
Le gouvernement affirme également poursuivre des réformes visant à éviter les dérives du passé. Celles-ci concernent notamment la rationalisation des recrutements, l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, la gestion des carrières et des retraites, ainsi que la promotion de l’égalité des chances, y compris pour les personnes vivant avec handicap.
Une attention particulière est aussi portée à la formation de la relève administrative, avec l’ambition de bâtir une fonction publique plus compétente, intègre et adaptée aux défis actuels.
Un appel à la responsabilité collective
Enfin, le cabinet appelle l’ensemble des acteurs, notamment les institutions, les médias, les partenaires sociaux et les citoyens, à faire preuve de responsabilité dans le traitement de ces questions sensibles. Il insiste sur la nécessité d’un engagement collectif pour accompagner les réformes et renforcer l’efficacité de l’administration publique.
Ce communiqué intervient dans un contexte marqué par des tensions sociales latentes, où la question des salaires des fonctionnaires reste au cœur des préoccupations. Le gouvernement espère ainsi calmer les inquiétudes et recentrer le débat sur des bases factuelles.

