Après l’adoption des textes sur l’organisation du référendum par les deux chambres du parlement, une procédure légale mais très contestée pour son alignée d’ouvrir la voie à la révision de la loi fondamentale de la RDC, le projet du régime en place. Le président de la République Félix Tshisekedi, dont son second mandat touche à sa fin en 2028, passe la balle à la Cour constitution pour examen de ces textes référendaires avant sa promulgation définitive par lui.
L’annonce a été faite lors de son allocution adressée à la nation dans la nuit du lundi 29 à ce Mardi 30 juin, à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Congo. Une date qui commémore l’accession du pays à la souveraineté internationale et la fin de la colonisation belge. Félix Tshisekedi a rappelé ainsi le débat « légitime » sur la Constitution que le pays traverse actuellement « lors qu’il s’exprime dans le respect de la République et d’intérêt supérieur de la nation ».
« Je vais cependant rappeler un principe essentiel : aucune ambition personnelle ou partisane, ne vaut plus que la paix de tous, aucune divergence politique, ne doit être plus forte que l’unité de la République, aucune stratégie de conquête ou de contestation du pouvoir ne doit fragiliser la souveraineté du peuple congolais », a rappelé Tshisekedi. « J’entends les discussions suscitées autour de la constitution et des réformes institutionnelles. Dans une démocratie, aucune question d’intérêt national ne doit être confisqué ni interdite de réflexion mais dans le même temps, aucun débat touchant au pacte fondamental de la nation, ne peut être conduit dans la précipitation, la manipulation ou l’obsession politicienne », a souligné le chef de l’État.
Si le successeur de Joseph Kabila, martèle dans son message à la nation que la Constitution « n’est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance », les textes de la loi fondamentale de la RDC, jugés d’être rédigé par « les étrangers », remettent en question l’avenir politique de la République démocratique du Congo.
Le projet du changement de la Constitution dans tous ces mécanismes, a généré la contestation manifeste aux camps de l’opposition de partout dont une partie réunie autour de la coalition spéciale baptisée C64, reste dans la série continue de manifestation contre la réforme Constitutionnelle, bien que la plus sanglante était du 12 juin dernier, à Kinshasa, faisant un mort et une trentaine de blessés, cette dernière maintient également une autre marche le 8 juillet prochain, alors que le gouvernement a interdit tous les attroupements publics pour freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la partie est du pays.
David Ekutshu

