À peine trois jours après la clôture des épreuves certificatives du cycle de l’humanité, les résultats de l’Examen d’État (EXETAT) ont été publiés dans certaines provinces éducationnelles dont à Kinshasa Mont-Amba. Une publication imminente et qui fait polémique. Le ministère de l’éducation nationale, qui a également une mission de moderniser le système éducatif, parle à cet effet d’un travail « mené sur toute une année, combinant stratégie, organisation rigoureuse et transformation technologique.»
Cette rapidité soulève aussi des questions sur la légitimité des résultats de cette 58e édition de l’examen d’État en République démocratique Congo, bien que le ministère dirigé par Raïssa Malu a souligné dans une note que les copies ont été corrigées par l’intelligence artificielle (IA).
Le Conseiller du Min Edu-NC en charge de la securité informatique, Jacks Ngalangala a martelé ce mercredi sur le réseau social X (ex Twitter ) face aux controverses de publication que « cette rapidité n’est pas le fruit du hasard ». Une déclaration écrite attribuée à Jacks Ngalangala, rajoutant ainsi l’ « innover, ce n’est pas publier vite, c’est créer les conditions pour que les choses avancent avec cohérence et efficacité. Obtenir les résultats en trois jours est une conséquence, pas un objectif ».
À ce jour, le gouvernement a déjà publié les résultats des deux provinces éducationnelles ( Kasaï Oriental 1 et Haut-Katanga 1) et le district de Kinshasa Mont-Amba soit à seulement 72 heures de la clôture de l’examen d’État, hormis les résultats des meilleurs lauréats de cette édition dans l’ensemble du pays. Une publication surprenante au regard des soixante provinces éducationnelles des épreuves réparties dans les 26 provinces administratives de la RDC.
Au cœur de la polémique, le Conseiller de la ministre Raissa Malu, en charge de la sécurité informatique souligne que cette publication rapide repose sur trois leviers majeurs, notamment : l’optimisation logistique, la décentralisation du scannage et de la correction des copies, et l’intégration d’un nouveau logiciel intelligent. Il a signalé que ces 3 leviers majeurs ont permis « de réduire drastiquement les délais sans compromettre la qualité ni la fiabilité du processus.»

