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RDC: Au cœur d’un rapport accablant de la Cour des comptes, Honoré Mulumba veut à tout prix reprendre les commandes du FFN

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L’ancien Directeur général du Fonds Forestier National (FFN), Honoré Mulumba Kalala, dont sa gestion est marquée par les irrégularités mises en lumière par un rapport accablant de la Cour des Comptes, tenterait de toute son énergie de reprendre la direction de l’établissement public (FFN) sur une prétendue décision judiciaire, au détriment de son successeur intérimaire, Assani Ongala Hassan, qui s’active dans peu de temps à laver l’image de cette institution sous tutelle du ministère de l’Environnement.

 

Selon des sources proches de l’institution judiciaire, un arrêt aurait été rendu en faveur de Mulumba Kalala, malgré ses multiples actes de mégestion relevés dans le rapport préliminaire de la Cour des Comptes, comme relaye Congopresse.net. Ce rapport, basé sur un audit des exercices de 2021 à 2024, révèle des pratiques opaques dans la gouvernance, les finances et les opérations du Fonds Forestier National , rajoute ce média congolais.

Parmi les irrégularités citées dans le rapport de la Cour des comptes auxquelles Honoré Mulumba serait auteur : l’ouverture illégale d’une antenne provinciale à Mbuji-Mayi, l’exécution de budgets sans approbation du Conseil d’Administration, et l’utilisation douteuse de 4,9 millions USD alloués à des projets de reboisement. L’audit révèle également un rabattement illégal des superficies déboisées et des recettes dues par certaines entreprises, entraînant une perte de 7,7 millions USD pour le FFN, ainsi que le financement d’ONGD inéligibles à hauteur de 2,7 millions USD.

En dépit de ces accusations, des sources dénoncent une tentative de réhabilitation de Mulumba Kalala (l’ex patron du bureau assure le financement des opérations de reboisement et d’aménagement forestier et de toute opération de nature à contribuer à la reconstruction du capital forestier au pays) facilitée par la circulation d’une somme estimée à 300 000 USD au Conseil d’État, soulevant de graves soupçons de corruption. Cette manœuvre, si elle se confirmait, serait un affront à la bonne gouvernance et aux efforts de lutte contre la corruption prônés par les autorités de la République démocratique du Congo.

Par la rédaction