Vincent Andulu, député national et initiateur de la motion de défiance contre le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, Jacquemain Shabani a fait une révélation selon laquelle, quelques têtes de l’assemblée nationale veulent sauver le VPM.
Lors de sa sortie médiatique sur télé 50, l’élu de Bumba a fait savoir que le règlement intérieur de la chambre basse du parlement et de la constitution ont été violés plus de sept fois, dix jours après avoir déposé la motion.
« La motion a été bien déposée. Elle a respecté, n’est-ce pas, notre règlement intérieur, la constitution de notre pays. Elle est bien déposée. Il y a à peine dix jours, depuis que la motion a été déposée, le lundi dernier, nous avons constaté que le règlement intérieur de notre chambre et la constitution ont été violés plus de sept fois. », a-t-il d’abord dénoncé.
« Depuis que nous l’avons déposé.», poursuit-il : « Parce qu’il est bien stipulé à l’article 235 de notre règlement que, après le dépôt, on examine la pétition en plénière. Donc le bureau invite les membres du gouvernement concernés, ils passent en plénière pour présenter ses moyens de défense et ensuite les députés vont se prononcer par un vote. Et c’est juste cela. Et nous avons plutôt remarqué que ces jours-là, ça fait une semaine, il n’y avait pas eu de plénière. La deuxième semaine c’est celle-ci. », a-t-il expliqué, avant d’approfondir sa dénonciation.
« Le président de l’Assemblée nationale nous a réunis, nous, députés motionnaires, pour que nous expliquions qu’est-ce qu’il y a au juste ? Nous lui avons tout dit. Il nous a rassuré que la prochaine plénière, il alignerait l’examen de cette motion pour que nous puissions débattre et terminer. Mais la plénière d’hier, malheureusement, la question relative à la motion n’a pas été inscrite à l’ordre du jour. »
Le député Vincent Andulu a renchérit que Aimé Boji leur a rassuré que la plénière qui sera convoquée pour cette motion aura lieu le lundi. « Et c’est pourquoi nous patientons. Mais nous apprenons déjà hier qu’à la conférence des présidents, il y a déjà des manœuvres dilatoires que nous décrions, que nous continuons à décrier jusque-là. », a déclaré l’élu national.
Quant à la question de savoir si le VPM de l’intérieur est protégé par les membres des bureaux ? Vincent Andulu affirme qu’il y a une manœuvre dilatoire :
« Il y a eu une manœuvre, on ne le dit pas, mais il y a eu une manœuvre dilatoire de ce sens-là. Parce qu’à en croire un membre de conférence du président, honorable Meshack Mandef, a dit que la motion sera alignée le lundi. On invitera d’abord l’honorable initiateur, l’honorable Ladi Angotikala, élite de Kisangani, qui va présenter d’abord sa motion, et la plénière va examiner les biens fondés de la motion, avant peut-être qu’on programme une autre plénière, examinant où nous allons aller jusqu’au vote. »
Il a précisé que cette manœuvre ne fait même pas partie du règlement intérieur, ni de la Constitution, et en aucun texte du pays. « Ça ne passera pas. Le VPM de l’intérieur passera, n’est-ce pas, le lundi en personne. Il n’y a que le vote qui va soit sauver ou faire partir le ministre de l’Intérieur, le VPM, pour que nous puissions quand même trouver une solution à propos de l’insécurité. »
Le ministre de l’intérieur est accusé d' »incompétent » face à l’insécurité grandissante dans différentes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.
Felly Luyindadio

