La situation des ressortissants africains demeure préoccupante dans plusieurs villes d’Afrique du Sud. Victimes d’agressions xénophobes, les étrangers originaires de divers pays du continent se voient privés de leurs droits de circuler et de travailler librement. Une jeune congolaise vivant dans la ville de Cape Town révèle l’enfer que certains de ses compatriotes vivent.
Dans une interview accordée à notre rédaction ce mercredi 29 Avril 2026, une jeune ressortissante congolaise vivant en Afrique du Sud, précisément à Cape Town a révélé que dans la ville où elle réside, il y a un groupe de congolais, qui passe des nuits à la belle étoile dans des conditions inhumaines, alors qu’ils sont en règle avec l’État.
« À Cap Town, il y a un groupe de congolais qui passent leur nuit à la belle étoile. Ils n’ont pas de famille, ils n’ont pas non plus de place, et pourtant ils ont des statuts de réfugiés. Ils dorment dans des conditions inhumaines. Malheureusement, notre gouvernement ne réagit pas face à cette situation. Ces gens ont besoin du soutien. Certains parmi eux veulent rentrer au pays, mais ils n’ont pas de moyens pour payer un billet. Que le gouvernement vient à leur rescousse. », a lancé cette ressortissante et membre d’une association, qui a requis l’anonymat pour sa sécurité.
«Les Sud-Africains sont des fainéants… détestés par les chefs d’entreprises»
Pour justifier leurs actes xénophobes, certains Sud-Africains accusent régulièrement les immigrés africains d’occuper les emplois à leur place. En réponse, la ressortissante congolaise a affirmé que les locaux détestent un travail exigeant, expliquant ainsi leur faible taux d’embauche dans les entreprises.
« Dans tout ça, je peux dire en un mot : Les sud-africains sont des fainéants. Ils n’aiment pas travailler. Quand tu les embauches dans ton entreprise, ils peuvent faire trois à quatre jours d’absence injustifiée. Ils ne viennent pas parce qu’ils se disent qu’ils sont dans leur propre pays. Les patrons n’ont même pas droit à les chasser parce qu’ils disent qu’ils sont dans leur propre pays. », a-t-il expliqué, avant d’ajouter :
« Voilà pourquoi, plusieurs chefs d’entreprises préfèrent engager les étrangers : les congolais, les Ghanéens, Nigerians, camerounais… Ils aiment embaucher les étrangers que les Sud-Africains. C’est là où le problème de xénophobie est tiré. Ils veulent avoir un travail qui va leur autoriser de s’absenter 15 fois dans un 1 mois. », a-t-elle ajouté.
Réagissant à ces attaques xénophobes, le gouvernement congolais a, dans un communiqué publié récemment, appelé les ressortissants congolais à faire preuve de prudence, de vigilance et à rester en contact avec les représentations diplomatiques.

