Depuis son lieu de détention, Constant Mutamba commence à multiplier des lettres ouvertes. Après avoir écrit un texte argumentatif qui s’est adressé au peuple congolais, l’ex ministre de la justice et garde des sceaux a envoyé un message émouvant à ses enfants.
Dans sa deuxième lettre rendue publique ce dimanche 09 novembre, l’ancien patron de l’appareil judiciaire congolais a répondu à la question de ses enfants, qui selon lui, se demandent où se trouve réellement leur père ?. Quant à ce, il a fait savoir qu’il est détenu arbitrairement dans un endroit où, dit-il : « Je n’ai accès ni au soleil, ni à la lumière, ni à l’air naturel ». Il a responsabilisé cette arrestation qu’il juge « arbitraire » aux réseaux mafieux, qui selon lui, ont utilisé la justice pour l’éteindre politiquement et physiquement. Ensuite, il a appelé ses enfants à rester forts.
« J’espère que vous êtes en bonne santé et que vous vous réveillez toujours à 04h du matin pour aller à l’école (…) J’ai appris que vous vous posez des questions sur l’endroit où je me trouve, car vous n’avez plus de mes nouvelles depuis un certain temps. (…) En effet, Je suis détenu arbitrairement dans un endroit où je n’ai accès ni au soleil, ni à la lumière, ni à l’air naturel, pour avoir choisi de servir notre pays, notre peuple et le Président de la République avec sincérité, dignité et loyauté… Ces réseaux mafieux ont utilisé la justice pour m’éteindre politiquement et physiquement, après avoir tenté en vain de m’empoisonner à plusieurs reprises. Ils me refusent l’accès à mes soins médicaux, alors que ma santé se dégrade au jour le jour. (…) Soyez forts mes enfants. C’est le chemin rocailleux que je choisis, celui de la lutte pour le changement et la justice juste et équitable pour notre pays. », a écrit Constant Mutamba dans sa deuxième lettre de depuis son lieu de détention, cette fois-ci adressée à ses enfants.
L’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, condamné récemment à trois ans de travaux forcés, avait publié, depuis sa cellule, une lettre ouverte au « peuple congolais » et aux « peuples d’Afrique ». Dans son premier texte, daté du 7 novembre, l’ex-garde des sceaux a dénoncé un « procès politique » qu’il qualifie d’injustice et de complot visant à l’éliminer de la scène publique. Il s’est dit victime d’un complot orchestré par des officines politiques congolaises et rwandaise.
Mutamba avait été condamné pour avoir tenté de détourner ou faire détourner près de 20 millions de dollars alloués à la construction d’une prison à Kisangani, des faits qu’il n’a eu de cesse de contester.




