Dans un entretien exclusif accordé le mardi 9 juin 2026 à DW Afrique, Moïse Katumbi a été convié à réagir à la situation sociopolitique de la RDC, notamment au partenariat entre la République démocratique du Congo et les États-Unis concernant les minerais stratégiques.
En réponse à cette interrogation, l’opposant congolais en exil a d’abord reconnu l’importance du partenariat RDC-USA sur les matières premières. Toutefois, il y perçoit un risque majeur si le président Félix Tshisekedi décidait de modifier la Constitution, estimant qu’une telle démarche découragerait les investisseurs.
« Vous savez, le partenariat entre la RDC et les États-Unis, c’est une très bonne chose pour la population congolaise. Mais aujourd’hui, il y a un danger. Si Tshisekedi ne veut pas respecter la Constitution, comment voulez-vous qu’il puisse respecter l’accord? Combien d’accords, le président Tshisekedi n’a pas respecté. C’est pourquoi nous disons qu’il n’y aura pas changement de la Constitution, parce que s’il change la Constitution, il n’y aura aucun investisseur qui va venir. On va être en instabilité. », a d’abord prévenu Moïse Katumbi, avant de donner un conseil à son allié politique.
« Donc, je donne un conseil au président Felix : Être adversaires politiques, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes obligés de vivre ensemble. Il faut que nous puissions voir les deux anciens présidents qui sont sénateurs à vie, vivre tranquillement dans notre pays et donner des conseils au prochain président qui va arriver. »
Le débat sur la révision constitutionnelle continue de faire couler beaucoup d’encre. L’opposition, regroupée au sein de la C64, a annoncé un sit-in sur l’esplanade du Palais du peuple à Kinshasa pour le 12 juin prochain, afin de protester contre toute modification de la Loi fondamentale.
Felly Luyindadio

