Le drame s’est joué entre frères d’armes. Ce mardi 20 octobre, le centre de Ntoto, chef-lieu du groupement Waloa Uroba en territoire de Walikale, a été transformé en champ de bataille par deux unités des FARDC. Bilan lourd : deux morts dont un civil, et deux blessés graves, selon les sources locales. Tout est parti d’un refus de passage.
D’après le chef de groupement Waloa Uroba, Barthélemy Mulengezi Luc, un groupe de militaires revenant du front a voulu traverser la localité. Des éléments de la police militaire (PM) en poste à Ntoto s’y sont opposés. Le ton est monté, les armes ont parlé.
L’altercation a dégénéré en un échange direct de tirs en pleine cité, semant la panique parmi la population. Un militaire et un civil ont été tués sur le coup. Un autre militaire et un autre civil ont été grièvement blessés par balles avant d’être évacués d’urgence vers le centre de santé local. Contacté, le porte-parole de la 34ᵉ région militaire, le major Dieudonné Kasereka, confirme l’incident. Il assure que la situation est désormais maîtrisée et annonce des sanctions contre les militaires impliqués dans ces tirs meurtriers.
Ce drame illustre une fois de plus le danger qui pèse sur les civils dans les zones proches du front à Walikale. Quand la tension entre unités militaires explose, c’est la population qui paie le prix fort. Une enquête est attendue pour établir les responsabilités exactes de cette fusillade fratricide.

