Dans un communiqué officiel publié mardi 12 août par le département d’État américain, Washington annonce avoir sanctionné, sans les nommer, des groupes armés qui se livrent à une exploitation minière illégale ainsi que des acteurs de la chaîne d’approvisionnement qui tirent profit des minerais de conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le département d’État américain a ciblé quatre (4) entités, d’après ce communiqué, qui produisent et commercialisent des minerais de conflit armé à la cité de Rubaya, une vaste zone minière riche en minerais critiques, à 60 kilomètres de Goma, la capitale provinciale du Nord Kivu.
« Ces sanctions imposent des conséquences pour les acteurs qui déstabilisent l’est de la RDC. Elles visent l’un des nombreux groupes armés qui mènent des opérations minières illégales, notamment par le recours au travail forcé et à la violence contre les civils. Elles luttent également contre des entreprises en RDC et en Chine qui s’associent à des groupes armés pour tirer profit de l’instabilité et voler les richesses en minerais de la RDC.», souligne cette note du gouvernement américain publié sur le réseau social X (ex Twitter).
Ces mines autour de la cité minière de Rubaya semblent tourner à plein régime. Tombée entre les mains des éléments de l’AFC/M23 en Mai 2024, elles représentent cependant une source importante de financement pour les rebelles. Selon un rapport des Nations Unies, le mouvement politico-militaire en tirerait près de 800 000 dollars par mois. Une manne qui fait également vivre des centaines de familles, dont des milliers de creuseurs artisanaux qui y exploitent le cobalt, le coltan ou encore le tantale.
À ce jour, le pays dirigé par Donald Trump indique qu’ « aucun groupe armé ni aucune entité commerciale n’est à l’abri de sanctions s’ils portent atteinte à la paix, à la stabilité ou à la sécurité de la République démocratique du Congo ». Et souligne également que le département du Trésor prend « ces mesures conformément au décret présidentiel 13413, tel que modifié, qui autorise l’imposition de sanctions à l’encontre des personnes qui se sont livrées à des activités menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC ou qui ont soutenu des personnes impliquées dans de telles activités, notamment par le biais du commerce illicite des ressources naturelles de la RDC.»

